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Le portail d'informations sur la maladie de Kawasaki
Peut-on confondre la maladie de Kawasaki avec une autre ?
Scarlatine

Oui car les signes de la MK ne sont pas spécifiques. La MK peut ressembler à une infection virale ou chez un enfant de plus d’1 an à une autre maladie rare inflammatoire: la maladie de STILL. Toutefois, dès qu’on suspecte une MK (et donc même si l’on n'est pas certain du diagnostic) il vaut mieux démarrer très tôt les immunoglobulines intra-veineuses qui seules peuvent empêcher un anévrisme de se former.


Les signes cliniques
Chéilite

 La maladie de Kawasaki se manifeste au début par une fièvre élevée (39°C, 40°c) et  quotidienne. Elle est souvent mal supportée avec un enfant grognon semblant globalement douloureux.

Les signes principaux sont :
Une conjonctivite
 : les yeux sont rouges sans écoulement purulent (photo)
Une chéilite
 : les lèvres sont rouge carmin puis progressivement présentent des fissures et des croûtes (photo)
Une rougeur de toute la cavité buccale
 : la langue les joues, la gorge sont très rouges
Une éruption cutanée
 : Présence de boutons rouges sur la peau d’aspect variable, souvent de façon diffuse
Un ou plusieurs ganglions au niveau du cou 
: de taille >1,5cm

Ces signes sont répertoriés dans les critères internationaux proposés pour diagnostiquer la MK et répertoriés dans le tableau ci-dessous

Tableau 1 : Critères de diagnostic de la maladie de Kawasaki. D’après Newburger J et al. Diagnosis, Treatment, and Long-Term Management of Kawasaki Disease. Pediatrics 2004


Fièvre ≥ 5 jours
≥ 4 des 5 signes cliniques principaux

Modification des extrémités

Exanthème polymorphe

Conjonctivite bulbaire bilatérale non exsudative

Erythème des lèvres ou de la cavité orale

Lymphadénopathies cervicales habituellement unilatérales > 1.5 cm de diamètre

Si moins de 4 critères cliniques et 5 jours de fièvre, le diagnostic se fait en présence d’anomalies coronaires

RQ importante : En présence de <>4 des critères principaux, le diagnostic de MK peut être porté à J4 de la maladie. Les cliniciens expérimentés ayant traité beaucoup de MK peuvent établir le diagnostic avant J4.

A ces signes peuvent s’associer d’autres manifestations: 


- Gonflement et rougeur des paumes et des plantes an phase aiguë de la maladie (au début) (photos)

- Desquamation de la région périnéale (effritement de la peau)  (photos)

- Rougeur de la cicatrice du BCG (photos)

- Desquamation (photos) autour des doigts et des orteils après 15 jours d’évolution

- Des troubles digestifs : douleurs au ventre, diarrhée

- Des douleurs dans les articulations qui sont parfois gonflées (arthrites)

Des facteurs prédictifs du risque de développement des ces anévrismes ont été identifiés : sexe masculin, enfants âgés de moins de un an ou de plus de 8 ans, retard à la mise en route du traitement par immunoglobulines intraveineuses ou à dose insuffisante, récurrence de la MK


Posté le 04/01/2010
Tags : maladie, kawasaki, signes cliniques, patients
Comment est fait le diagnostic ?
Anévrisme coronaire

Le diagnostic est porté sur un tableau clinique conforme aux signes décrits ci-dessus mais il peut être délicat quand certain d’entre eux font défaut

Une prise de sang va révéler des signes d’inflammation : en particulier une élévation du chiffre des globules blancs, du chiffre des plaquettes, une élévation du taux protéine C-réactive (CRP) et une accélération de la vitesse de sédimentation (VS)

Une échographie cardiaque sera pratiquée systématiquement pour détecter une dilatation (anévrisme) des coronaires

Il n’y a pas de test spécifique et c’est sur un faisceau d’arguments que le traitement par immunoglobulines aura débuté rapidement pour faire disparaître les signes et éviter une complication cardiaque.


Posté le 04/01/2010
Tags : diagnostic, MK, CRP, échographie, anévrisme